Vie de la commune

 

 

Accueil
Les Associations
Les Animations
Un peu d'histoire
Tourisme
Infos pratiques
Vie locale
Sites Web favoris
Galerie photos
Contact
La Mairie

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                              

          

Rappel historique


 

  • Au VIème siècle, création d’un monastère sur le site du Monastier, un aristocrate arverne nommé Calmel ayant offert aux moines vivant dans les flancs du plateau de la Moutette (qui surplombe le village) de financer la construction d’un bâtiment.

Le premier abbé, Saint Eudes, aurait pris ses fonctions vers 625. Son neveu, Théofrède, lui succéda.

Il aurait été lapidé par la population, contrairement à la légende selon laquelle ce sont les Sarrasins qui l'auraient assassiné (scènes représentées sur le grand vitrail ?). Théofrède devint le martyr de l’abbaye (il est aussi connu sous le nom de Saint Chaffre).



 

  • En 817, le roi Louis le Pieux ordonna la restauration de l’abbaye de Calmel (qui devint progressivement l’abbaye Saint Theofrède) dans le cadre de la première réforme bénédictine initiée par Saint Benoît d’Aniane, réforme qui codifia la règle de son ordre crée par Saint Benoît de Nurcie au Mont-Cassin, au VIèmesiècle.

  • On retrouve encore des traces du cloître roman datant de cette époque à l’angle formé par les anciens bâtiments conventuels et l’église (près de la Mairie).

  • Au Xème siècle, l’abbé Wulfad agrandit l’édifice.

Il ne reste de cette époque que quelques murs situés près du choeur.

Dans le Cartulaire, document du XIème siècle, aux Chapitres 50 et 51 on peut lire = « on entreprit de construire un temple magnifique à l’endroit même où s’élevait l’oratoire de Saint Martin, et dès que le chevet de la basilique, seule partie de ce bel édifice qui subsiste encore de nos jours, eut été achevé dans la ferveur, Vulfade y transféra les corps du bienheureux martyr Théofrède et de Saint Eudon, et toutes les reliques des saints qu’on conservait en ce lieu. Pour l’autel principal, il décida qu’il serait consacré à la fois à saint Martin comme auparavant, et au bienheureux Théofrède dont le tombeau fut placé derrière cet autel et aussitôt exposé à la vénération générale ». L’édifice bâti « au prix de grandes peines » sous Vulfade et terminé sous Guigues I après 985, menaçant ruine et se lézardant vers 1062, fut reconstruit sous Guillaume III vers 1074. Dans le cartulaire, il est dit : « Parce qu’il avait été fondé sur le sable, comme fait l’insensé, et non sur le roc comme fait le sage, ce superbe édifice ne dura que cent ans ».



 

  • Au XIème siècle, l’abbé Guillaume III reconstruisit donc en partie l'édifice et l'agrandit. Il dota aussi l’abbaye de bâtiments conventuels, d’un trésor et d’une bibliothèque.

  • Son successeur, Guillaume IV, continua lui aussi dans la même voie. Il organisa la congrégation. L'abbaye comptera alors plus de 235 possessions dans plus de 15 diocèses, du midi de la France au Piémont (35 en Haute Loire, 59 en Ardèche, 11 en Savoie, 15 dans les Hautes Alpes, 55 en Isère, 17 dans la Drôme, 8 dans le Vaucluse, 4 dans l'Aveyron, 3 dans le Puy de Dôme, 16 en Lozère, 1 dans le Gard et 14 en Italie).

  • C’est aussi au XIème siècle que le parvis fut construit avec le soutien financier et technique de l’abbaye de Cluny (d’où l’inspiration bourguignonne : plusieurs clochers autrefois ; nef centrale élevée ; larges fenêtres à colonnettes).

  • Guillaume IV, ami de saint Bruno, abbé de 1086 à 1136, fit écrire le Cartulaire du Monastier, suivant l’exemple d’Odilon de Mercoeur, à l’origine de la pratique. Il étendit considérablement les propriétés du monastère.

  • Le 1er avril 1179, une bulle du pape Alexandre III énumérait 235 dépendances de l’abbaye.

  • En 1266, le pape Clément IV prit l’abbaye de Saint Chaffre sous sa protection par une bulle et lui reconnut des possessions très étendues dans les diocèses du Puy, de Clermont, de Saint Flour, de Mende, Rodez, Maguelonne (34), Nîmes, Viviers, Cavaillon, Orange, Die, Valence, Vienne, Grenoble, Genève, Maurienne, Gap, Embrun et Turin.

  • En 1324, Jean XXII choisit Bernard, abbé du Monastier, comme nonce auprès du roi de Lituanie qui était en voie de conversion après les nombreux raids conduits par les Chevaliers Teutoniques aux XIVème et XVème siècles.

  • Pendant la guerre de Cent Ans, l’abbé Jacques Causans résista bien aux bandes de pillards et organisa la défense par des fortifications.

  • Au XVème siècle, les abbés Vital Hérail (1451-1492) et François d’Estaing (1492-1503) reconstruisirent la voûte centrale effondrée (autrefois en berceau, elle comporte désormais des croisées d’ogives), l’extrémité des bas-côtés vers la façade ainsi que le chœur (style gothique).

  • C’est Vital Hérail qui fit couvrir les terrasses flanquant l’édifice utilisées jusqu’alors comme chemin de ronde puisque l’église était fortifiée, comme en attestent encore les meurtrières situées sur le mur sud, pour protéger les biens du clergé des attaques des brigands (et des grandes compagnies pendant de longues années). Cet aménagement eut très certainement de nombreuses répercussions sur la façade.

  • Au XVème siècle, les abbés Vital Hérail (1451-1492) et François d’Estaing (1492-1503) reconstruisirent la voûte centrale effondrée (autrefois en berceau, elle comporte désormais des croisées d’ogives), l’extrémité des bas-côtés vers la façade ainsi que le chœur (style gothique).

  • C’est Vital Hérail qui fit couvrir les terrasses flanquant l’édifice utilisées jusqu’alors comme chemin de ronde puisque l’église était fortifiée, comme en attestent encore les meurtrières situées sur le mur sud, pour protéger les biens du clergé des attaques des brigands (et des grandes compagnies pendant de longues années). Cet aménagement eut très certainement de nombreuses répercussions sur la façade.

  • François d’Estaing donna au trésor 28 tableaux dont 2 ont résisté à la fureur révolutionnaire, des ornements de soie et un jubé (encore en place en 1712) et fit bâtir les escaliers d’accès à l’église ainsi que “2 beaux portiques”. Il fit aussi bâtir le pont qui enjambe la Gazeille en direction de Présailles et qui porte encore son nom, et obtint de Charles VIII en 1495 des lettres patentes établissant le marché du mardi au Monastier. Avec François d’Estaing, les abbés commendataires se sont installés définitivement au Monastier. La famille Sénecterre y régnera pendant 150 ans environ et l’abbé Antoine fera construire une chapelle rayonnante dite de “Saint Théofrède” pour servir de nécropole aux membres de la famille.

  • Au XVIème siècle, un buffet d’orgue fut construit. (des recherches récentes semblent indiquer que l'orgue aurait été déplacé et qu'il se trouvait à l'origine près du choeur). Il est aujourd’hui un des plus anciens d’Europe (1518). Il fut peut être commandé par l’abbé François d’Estaing mais fut terminé sous l’abbatiat de Gaspard de Tournon (comme le suggèrent une inscription et le blason des Tournon sur le buffet, en haut à gauche).

Un second blason placé sur le buffet, en haut à droite, pourrait représenter Saint Théofrède avec sa mitre, sa crosse et la palme des martyrs.

Sur le buffet, on peut lire (traduction approximative des inscriptions en Latin) :

« Après la mort, les bonnes actions restent et méritent l'éternel ».

« L'an 1518 furent faites ces orgues par frère Lancelot Pascal »

  • A la même époque, la chapelle de la famille Sennectère fut construite. Elle se trouve dans une des absidioles et comporte une voûte en caissons. On peut y distinguer les armes de la famille (cinq fuseaux verticaux). Plusieurs abbés issus de cette famille y furent inhumés, et ce jusqu’au XVIIème siècle. On pourra aussi noter la présence d’une salamandre (emblème de François Ier), d’un aigle tenant dans ses serres une tablette et une main montrant du doigt la date 1547, date de construction de la chapelle et de la mort de François Ier.

  • L'abbaye fut rattachée à Cluny en 1667.

  • Au XVIIIème, Armand de Castries fit reconstruire les bâtiments conventuels.

  • En 1787, l’édit de Louis XVI entraîne la suppression du couvent, tandis que Le Franc de Pompignan, évêque du Puy et dernier abbé commendataire, transférait son archevêché à Vienne.

  • A la Révolution, les deux clochers furent abattus comme partout en Haute-Loire (sauf celui de la cathédrale du Puy qui fut sauvé par la présence d’un coq gaulois à son sommet). Dans les bras du transept, on peut encore voir les ouvertures obstruées par lesquelles les cordes actionnant les cloches descendaient.


 

  • L'abbatiale   

             Les spécialistes de l’art médiéval considèrent l’abbatiale comme l’une des plus belles églises du centre de la France. Son charme est dû aux variations de son architecture. On y retrouve trois époques.
Une première construction de l’abbé Wulfad au Xème siècle dont seuls quelques murs de l’abside subsistent aujourd’hui.
Une grande partie de l’église a été reprise à la fin du XIème siècle pour une question de solidité, par saint Hugues de Cluny.
Enfin, durant la deuxième moitié du XVème siècle, les abbés Vital Erailh et François d’Estaing ont restauré la voûte centrale, l’extrémité des bas-côtés vers la façade et, surtout, le chœur.La façade extèrieure de 7 couleurs laisse apparaître sur ses contreforts des scultures représentant des personnages, des animaux et des monstres accroupis et grimaçants. L'intérieur peut surprendre par le mélange d'architecture surtout romane, mais aussi gothique, ainsi que par la diversités de ses pierres. 

            Le buffet d'orgues récemment restauré, est l'un des plus anciens de France, il date de 1518. Le trésor de l'abbatiale est constitué entre autres du buste de Saint Théfrède en chêne et recouvert de plaques d'argent datant du XIème siècle, d'étoffes de soie rapportées des Croisades, et de nombreux tableaux. Durant la saison estivale une visite de l'abbatiale et de son trésor est organisé chaque semaine.

VISITE DE L'ABBATIALE  par  Les amis de l'abbatiale :

 les mardis et jeudis à 17 H 30 en période estivale. Rendez vous devant l'église.

Autre site sur l'abbatiale: Abbaye Saint-Chaffre du Monastier

 

  • L'Église Saint Jean des XII et XVIème siècles

             Eglise réservée au culte des habitants et dédiée à Saint Jean Baptiste. L'édifice a été remanié plusieurs fois et l'église actuelle date probablement du XVème siècle. Son clocher-mur en peigne est encore plus récent. Elle a fait l'objet d'une importante campagne de restauration dans les années 80 et notamment de très jolies fresques. Elle sert aujourd'hui de salle d'exposition et pour des concerts.

 

 

  • Le Château

           Après l'occupation du Monastier par les anglais au XIVème siècle, un premier château abbatial fut construit puis incendié pendant les guerres de religion. Le château actuel fut reconstruit au XVIème siècle et servi de demeure pendant 130 ans à la puissante famille des Sennecterre (Saint Nectaire) qui fourni plusieurs abbés. Il abrite aujourd'hui un musée où des expositions permanentes présentent la vie de nos Ancêtres, costumes, dentelles, carreaux, vieux outils agricoles, cartes postales, la vie de  Robert Louis Stevenson, de vieillles pierres de la région, des sculptures religieuses. Des artistes peintres viennent exposer leurs toiles et cet été ne manquez pas d'aller visiter une collection exceptionnelle des "Souvenirs de Laurent Eynac, Ministre et député"

 

 

  • Le Viaduc de la Recoumène 

            Magnifique ouvrage en basalte construit entre 1921 et 1925, pendant l'élaboration de la ligne ferroviaire devant rallier le Puy à Aubenas. Bien que ce projet n'ait pas abouti suite à la nationalisation des transports ferroviaires, il n'en reste pas moins un patrimoine exceptionnel pour notre région. Aujourd'hui il est très fréquenté par les promeneurs et randonneurs, mais également pour le saut à l'élastique pendant la période estivale.

 

 

  • Fontaines et lavoirs

            Les fontaines ont  toujours joué un rôle médico-spirituel auprès des habitants qui trouvaient selon les désordres de leur santé, la source capable d'enrayer les maux.
Les lavoirs faisaient également partie intégrante de la vie d’autrefois. Ils étaient le lieu de la lessive, là où les femmes se retrouvaient, agenouillées et munies d ‘un savon qu’elles frottaient sur les vêtements étalés sur les flancs du bassin.

          

 

  • Croix et calvaires

            Dès le haut moyen âge, pour protéger ou guider voyageurs et pèlerins, témoignant de la profonde foi des habitants des hautes terres, de nombreuses croix sont érigées aux carrefours ou limites de domaines. Les croix sont très présentes sur le plateau et ont une signification bien particulière.
On retrouve également de nombreuses croix aux sommet du faîtage des demeures traditionnelles, elles sont le symbole de la protection divine. Le sommet des pignons est également orné d’une boule posée sur une tige, emblème phallique païen symbolisant la fécondité.

 

  • MUSÉE D’ART POPULAIRE

(Visite guidée)

Ce musée vous transporte au siècle dernier, dans ce qui fut le quotidien des paysans et des artisans. Bien avant l’arrivée du C.D. et des chaînes hi-fi, il vous fait découvrir l’univers de la TSF et des vieux phonographes. Vous pourrez écouter de vieux airs d’autrefois sur des disques et cylindres en cire. Vous découvrirez aussi les anciens appareils photos et de cinéma, les instruments et les outils du paysan, du sabotier, du cordonnier, du bourrelier, des dentellières, du ferronnier serrurier, les instruments de pesage (balances, poids et mesures).

Instructif, mais aussi émouvant ce musée fait revivre le bon souvenir des métiers d’autrefois. Il permet de garder vivante la mémoire de leurs vies et celle de notre histoire.

                                                                                                                  René ISSARTEL

                                   

 

 

 

 

 

 

René ISSARTEL 29 Place Saint Jean

43150 LE MONASTIER SUR GAZEILLE

( 04 71 03 81 31

 Horaires d’ouverture : du 1er juin au 31 août de 9h 00 à 12h 00 et de 14h 00 à 19h 00

Restauration possible d’instruments anciens en fer, bois ou en cuivre

Restauration de phonographes et de meubles

 

 

Haut de page

     

Accueil | Les Associations | Les Animations | Un peu d'histoire | Tourisme | Infos pratiques | Vie locale | Sites Web favoris | Galerie photos | Contact | La Mairie